L’orgasme n’est pas un simple phénomène corporel.
Ce n’est ni un “bonus biologique”, ni un divertissement intime, ni un objectif à atteindre.
C’est un événement de conscience, ancien, précis, et profondément détourné.
Ce post ne parle pas de technique.
Il parle de fonction.
1. L’orgasme n’est pas sexuel à l’origine
Dans sa nature première, l’orgasme n’est pas lié à un acte, à un partenaire, ni même à la sexualité telle qu’elle est comprise aujourd’hui.
C’est une onde de synchronisation entre :
– le système nerveux
– le champ émotionnel
– la mémoire cellulaire
– et la conscience incarnée
Quand ces couches s’alignent brièvement, il se produit une décharge cohérente.
Cette décharge est l’orgasme.
Le corps ne “jouit” pas.
Il se réaligne.
2. Ce qui se passe réellement dans le corps
Lors d’un orgasme réel (pas simulé, pas forcé, pas mentalisé) :
– le mental décroche brièvement
– le système de contrôle s’éteint
– la perception du temps se modifie
– la frontière entre dedans et dehors se dissout
– la conscience revient au centre du corps
C’est pour cela que l’orgasme est vécu comme :
– une perte de contrôle
– un abandon
– une suspension
– parfois même une micro-mort
Parce que le “je” fabriqué lâche prise.
3. Pourquoi il a été autant détourné
Un phénomène qui coupe le mental et reconnecte au corps ne peut pas rester neutre dans un monde fondé sur le contrôle.
Alors l’orgasme a été :
– sexualisé à outrance
– rendu compulsif
– vidé de sa lenteur
– séparé du cœur
– associé à la performance
– capturé par l’imaginaire plutôt que vécu dans le réel
Résultat :
beaucoup d’orgasmes…
peu de décharges profondes.
Le corps libère de la tension,
mais la conscience ne traverse plus.
4. Orgasme et énergie vitale
L’orgasme est un mécanisme de circulation de l’énergie vitale.
Quand il est vécu pleinement :
– il recharge
– il régule
– il réharmonise
– il nettoie certaines mémoires émotionnelles
– il peut même réparer des couches profondes du système nerveux
Quand il est mécanique ou dissocié :
– il fatigue
– il crée du manque
– il appelle la répétition
– il laisse une sensation de vide après coup
Ce n’est pas la fréquence qui compte.
C’est la qualité de présence.
5. Le lien avec l’émotion et la vérité
Un orgasme réel ne peut pas être séparé de la vérité intérieure.
Plus une personne :
– se censure
– se coupe de ses émotions
– vit dans l’adaptation
– retient sa colère ou sa tristesse
– joue un rôle
Plus l’orgasme devient superficiel, bref, ou absent.
Inversement, quand quelqu’un :
– habite son corps
– ressent sans filtrer
– accepte sa vulnérabilité
– ralentit
– cesse de vouloir “réussir”
L’orgasme devient une conséquence, pas un but.
6. Pourquoi certaines personnes “n’y arrivent pas”
Ce n’est pas un problème de corps.
C’est presque toujours un problème de sécurité intérieure.
Le corps ne lâche que quand il se sent :
– en sécurité
– non jugé
– non observé
– non pressé
L’orgasme est un indicateur très fin du rapport à soi :
il révèle là où le contrôle est encore actif.
7. Ce que l’orgasme révèle vraiment
L’orgasme ne dit rien de la sexualité.
Il dit tout de la relation à soi.
Il montre :
– la capacité à lâcher
– le rapport au plaisir
– le droit à recevoir
– la confiance dans le corps
– le lien entre cœur et sensation
C’est pour cela qu’il est si parlant…
et si mal compris.
8. Retrouver sa nature originelle
Retrouver l’orgasme réel, ce n’est pas apprendre quelque chose.
C’est désapprendre :
– la précipitation
– la performance
– l’imaginaire envahissant
– la dissociation
– la quête de résultat
Et revenir à :
– la lenteur
– la respiration
– la sensation brute
– l’écoute du corps
– la présence
Quand l’orgasme revient à sa juste place,
il ne prend plus.
Il donne.
L’orgasme n’est pas un sommet.
C’est un passage.
Et comme tous les passages,
il ne s’ouvre que quand on cesse de vouloir le forcer.
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